Qu’est-ce que la slow-tech ?
La slow-tech est une philosophie. Elle n’invite pas à rejeter les technologies, ni à en ignorer les avancées. Elle invite à redéfinir la place qu’elles occupent dans nos vies, à distinguer ce qui nous sert de ce qui nous asservit, et à choisir nos outils avec autant de soin qu’on choisirait ses relations.
Ce que j’en retiens, dans sa formulation la plus simple : utiliser les technologies actuelles tout en respectant l’humain. Ce qu’elles sont censées servir.
La technologie n’a pas tenu sa promesse
Le constat de départ est là, difficile à ignorer : la technologie actuelle nous asservit alors qu’elle devrait nous servir. Ce n’est pas une posture militante. C’est une observation que chacun peut faire sur sa propre vie, à condition de regarder honnêtement.
Le but originel de la technologie n’était-il pas de permettre à l’humain de parvenir à une meilleure version de lui-même ? Je ne parle évidemment pas de transhumanisme — cette idée d’« augmenter » l’humain va, à mon sens, exactement à l’encontre de ce que la technologie devrait apporter. L’humain n’a pas besoin d’être augmenté. Il a besoin d’outils qui l’aident à évoluer, pas d’interfaces qui colonisent son attention pour en faire de la matière première.
Nous sommes la technologie. Et vouloir nous augmenter par le biais des nouvelles technologies ne fait que nous rendre dépendants d’elles.
Il y a un paradoxe révélateur dans notre rapport aux outils numériques. Qui a besoin de processeurs de plus en plus rapides, quand nous tapons encore sur des claviers QWERTY dont la disposition des touches n’a pas bougé depuis l’invention de la machine à écrire — et qui répondait alors à des contraintes purement mécaniques ? Nous utilisons quotidiennement sur nos ordinateurs une technologie du XXe siècle avec le nec plus ultra des puces. L’innovation va dans un sens. Le confort de l’usage, pas toujours.
Hu are the technology
Hu-Tech
Ce que la slow-tech n’est pas
La slow-tech n’est pas l’anti-tech, ni la no-tech. Suivre l’évolution des nouvelles technologies reste utile et même nécessaire pour en tirer le meilleur. Mais cela exige de prendre du recul sur leur fabrication, leur usage et leur fonctionnement, afin de tisser une relation saine avec elles plutôt que de les subir par défaut.
Un exemple concret de cette cohérence en acte : l’éco-conception de ce site. Ce n’est qu’un début, mais c’est une façon de montrer que la slow-tech ne reste pas dans les principes.
Hu Care + Slow-Tech = Hu-Tech
Hu-Tech
Note (mise à jour 2026) : depuis la rédaction de cet article, j’ai développé le HU Score, une grille d’évaluation concrète pour mesurer si un outil numérique respecte vraiment l’humain qui l’utilise. C’est la slow-tech mise en pratique, question par question.

